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Les Ménétriers. Les Ménétriers ou Ménestrels étaient des musiciens au service d’un château ou ambulants allant de château en château qui chantaient des lais*, des pastorales ( thème de la nature, du passé mythique), des chansons tristes ou gaies, qu’ils accompagnaient le plus souvent avec la viole mais aussi vièle, psaltérion, trompette, chalumeau, harpe et organon. Vers 1200 les ménétriers se forment et se distinguent progressivement des jongleurs. 1321 Fondation de la Confrérie des Ménétriers. Musique profane, musique essentiellement orale qui va pérenniser l’amour courtois, la fête et la danse et qui ne tardera pas a s’opposer à la musique académique, la musique savante et à la musique religieuse. * Le lai était une forme de « poésie » ; employé au sens de « récit chanté » ou de « mélodie » ; on connaît le lai narratif, (récits d’histoires merveilleuses) ancêtre du fabliau, et le lai lyrique. Puis le virelai du XII° au XV° siècle poésie à forme fixe dont Guillaume de Machaut est l’un des plus célèbre écrivain et compositeur français du XIVe siècle. Info Troubadours et Trouvères
***** " La pratique musicale des ménétriers, depuis son apparition au XIVe siècle, constitue un trait marquant de l’histoire de la musique instrumentale française. Durant au moins quatre siècles, elle va se trouver au cœur de tous les rituels sociaux, urbains comme ruraux. Elle va même s’organiser à l’échelon du royaume et se placer sous l’autorité d’un personnage hors du commun, le Roi des ménétriers.
La musique ménétrière - quantitativement majoritaire - est certainement la musique la plus publique, la plus fréquemment jouée. Pourtant, elle demeure l’une des faces la mieux cachée de la vie musicale française. Serait-ce à cause de son oralité, de son anonymat, du genre « mineur » que sont censées représenter la musique de danse et la musique cérémonielle ? cf "Les Ménétriers français sous l’Ancien Régime"
Luc Charles-Dominique 1994 éditeur Klincksieck - Domaine musicologue. | ||