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La Chevalerie

La Chevalerie

La chevalerie est née au XI°siècle lorsque les châtelains ont recruté des guerriers pour les protéger. Issus de toutes les classes de la société et face au coût de l’armement, du cheval et de son entretien, ils évoluairent dès le XII° siècle vers une élite professionnelle et sociale.

D’autant que pour l’entrainement les tournois furent codifiés et d’un entrainement à la guerre en terrain ouvert, ils devinrent un véritable spectacle avec des spectateurs. Puis dans un champ clos, dans les lices et à la fin du XII° siècle en joutes.

Les équipes de " chevaliers tournoyeurs " sont surtout formées des cadets de familles aristocratiques et de professionnels, cherchant à se faire recruter dans les meilleures équipes pour accroître leur notoriété, s’illustrer, devenir des hérauts d’armes et espérer vivre de leurs armes.

Dès 1250, on ne peut guère espérer devenir chevalier sans être noble. L’idéal chevaleresque est imprégné profondément de valeurs éthiques et aristocratiques, qui les distinguent du peuple.

Malgré l’adhésion du public aristocratique aux tournois, l’Église dès 1139 condamne au concile de Latran ses pratiques : "Détestables sont aussi ces joutes ou fêtes où des guerriers ont coutume de se rencontrer sur rendez vous et se battent témérairement pour faire étalage de leur force et de leur audace ; il en résulte souvent mort d’hommes et dangers pour les âmes. Nous les interdisons totalement..."

Jeu des Templiers (JPG)

voir jeu des Templiers


voir jeu Ordres de chevalerie
voir jeu Chevaliers de la Toison d’or
voir jeu Chevaliers de la table ronde

Chevaliers (JPG)




"Le chevalier pour partir en campagne doit avoir au moins trois chevaux :
Un palefroi, cheval de marche pour les déplacements. C’est aussi le cheval que montent les dames.
Un roncin, cheval de somme qui transporte l’équipement et ce qui est nécessaire au campement.
Un destrier, grand cheval de bataille mené de la main droite (d’où son nom) et que le chevalier monte pour le combat.
On utilise aussi le terme des haquenées pour les juments ou les petits chevaux d’origine anglaise que montent le dames."
in les châteaux forts dans la France du Moyen-Âge Jean pierre Panouillé Édition Histoire Ouest-France.
-  Pour en savoir plus sur le harnachement

L’Idéologie Chevaleresque

Valeurs militaires, origines lointaines des "lois de la guerre".
Courtoisie : sous l’influence des troubadours et de la littérature.
Adoubement : le rite de passage marqué par la remise des armes prend une dimension liturgique au cours du XII° siècle.
Rituel chargé de symboles ; Guiot de Provins en 1206 propose une interprétation allégorique de l’armement du chevalier.

Le chevalier doit revêtir les armes qui le protége de la mort éternelle,
se munir de la Patience comme éperon contre les tentations,
du haubert de la Foi,
de l’épée de la Droiture,
du heaume de l’Humilité contre l’orgueil,
de l’écu de la Pitié,
de la Mesure qui lui servira de lance, d’aiguillon contre l’orgueil.
Quant au cheval, c’est la Charité qui porte l’homme et éteint les péchés.


La chevalerie de nos jours

Ordre Équestre des Chevaliers du Saint-Sépulcre

Le Cardinal John Foley a été nommé Grand Maître de l’Ordre équestre des Chevaliers du Saint-Sépulcre le Lundi 7 Janvier 2008.


L’Ordre souverain militaire hospitalier Saint-Jean de Jérusalem, de Rhodes et de Malte a été fondé à Jérusalem il y a 960 ans - en 1048 - par des moines soldats, au service des pèlerins de Jérusalem. Mais il a dû ensuite se retirer sur les îles de Rhodes, en 1310, puis de Malte, en 1530, et finalement à Rome, en 1834.
Il compte actuellement 12.500 membres, 80.000 permanents bénévoles, aidés de plus de 13.000 médecins, infirmiers, auxiliaires, et personnel paramédical.
Ils sont présents dans 120 pays « au service des pauvres, des malades, des réfugiés et de ceux qui sont aux marges de la société », des personnes âgées, des personnes handicapées, des enfants, des réfugiés, des sans-abri, des malades en phase terminale, des lépreux, des drogués.
ROME, Vendredi 8 février 2008 (ZENIT.org) -" Le Grand Maître de l’Ordre souverain miliaire de Malte, Fra’ - Frère - Andrew Bertie s’est éteint dans la nuit de jeudi à vendredi, à Rome, à l’âge de 78 ans : Fra’ Andrew Willoughby Ninian Bertie était né en 1929 à Londres. Il était entré dans l’Ordre de Malte en 1956. Il y prononça ses voeux en 1981. Il a été le premier citoyen britannique à être élu - et toujours à vie - à la tête de l’Ordre qu’il guidait depuis 1988, en tant que 78e Grand maître".
Anita S. Bourdin

Pour en savoir plus :
sur l’ Ordre de St Lazare

-  Spiritualité des Chevaliers Hospitaliers pour tous par Jacques-Youenn de Quelen Prieur honoraire Ordre régulier de Saint Jean de Terre Sainte
9€ chez l’auteur 234 rue du Faubourg Saint Honoré 75008 PARIS
courriel : quelen@quelen.fr site perso : www.quelen.fr

-  Philippe Auguste 1165- 1223 Jean Flori Tallandier Historia 2002

-  Chevalerie et Tradition Dom Emmanuel Diacre Guy Trédaniel Éditeur 1999