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a chevalerie est née au XI°siècle lorsque les châtelains ont recruté des guerriers pour les protéger. Issus de toutes les classes de la société et face au coût de l’armement, du cheval et de son entretien, ils évoluèrent dès le XII° siècle vers une élite professionnelle et sociale.
D’autant que pour l’entrainement les tournois furent codifiés et d’un entrainement à la guerre en terrain ouvert, ils devinrent un véritable spectacle avec des spectateurs. Puis dans un champ clos, dans les lices et à la fin du XII° siècle en joutes.
Les équipes de " chevaliers tournoyeurs " sont surtout formées des cadets de familles aristocratiques et de professionnels, cherchant à se faire recruter dans les meilleures équipes pour accroître leur notoriété, s’illustrer, devenir des hérauts d’armes et espérer vivre de leurs armes.
Dès 1250, on ne peut guère espérer devenir chevalier sans être noble. L’idéal chevaleresque est imprégné profondément de valeurs éthiques et aristocratiques, qui les distinguent du peuple.
Le chevalier devait avoir vingt et un ans, à moins qu’une haute naissance ou de grandes actions le dispensassent de cette loi.
Malgré l’adhésion du public aristocratique aux tournois, l’Église dès 1139 condamne au concile de Latran ses pratiques : "Détestables sont aussi ces joutes ou fêtes où des guerriers ont coutume de se rencontrer sur rendez vous et se battent témérairement pour faire étalage de leur force et de leur audace ; il en résulte souvent mort d’hommes et dangers pour les âmes. Nous les interdisons totalement..."
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L’Idéologie Chevaleresque
Valeurs militaires, origines lointaines des "lois de la guerre".
Courtoisie : sous l’influence des troubadours et de la littérature.
Adoubement : le rite de passage marqué par la remise des armes prend une dimension liturgique au cours du XII° siècle.
Rituel chargé de symboles ; Guiot de Provins en 1206 propose une interprétation allégorique de l’armement du chevalier.
Le chevalier doit revêtir les armes qui le protège de la mort éternelle,
se munir de la Patience comme éperon contre les tentations,
du haubert de la Foi,
de l’épée de la Droiture,
du heaume de l’Humilité contre l’orgueil,
de l’écu de la Pitié,
de la Mesure qui lui servira de lance, d’aiguillon contre l’orgueil.
Quant au cheval, c’est la Charité qui porte l’homme et éteint les péchés.
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La chevalerie de nos jours
Ordre Équestre des Chevaliers du Saint-Sépulcre
"Les origines de l’Ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem remontent à la libération de Jérusalem par Godefroy de Bouillon, en 1099. Avec la disparition du Royaume chrétien de Jérusalem, l’Ordre continua à sa mission en Europe, pour la défense des plus faibles.
Il a été en quelque sorte refondé en 1847 par le bienheureux pape Pie IX, avec de nouveaux statuts le plaçant sous la protection du Saint-Siège et sous la responsabilité du patriarcat latin de Jérusalem (PLJ).
Il a aujourd’hui pour mission de renforcer la pratique de la vie chrétienne de ses membres en fidélité au pape et aux enseignements de l’Église. Il soutient les œuvres et les institutions cultuelles, caritatives, culturelles et sociales de l’Église catholique en Terre Sainte, aux côtés du PLJ." (ZENIT.org)
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undi 29 août 2011 Benoît XVI a nommé Mgr Edwin O’Brien, 72 ans, pro-grand maître de l’Ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem.
Ordre souverain militaire hospitalier Saint-Jean de Jérusalem, de Rhodes et de Malte a été fondé à Jérusalem en 1048, par des moines soldats, au service des pèlerins de Jérusalem. Mais il a dû ensuite se retirer sur les îles de Rhodes, en 1310, puis de Malte, en 1530, et finalement à Rome, en 1834.
Il compte actuellement 12.500 membres, 80.000 permanents bénévoles, aidés de plus de 13.000 médecins, infirmiers, auxiliaires, et personnel paramédical.
Ils sont présents dans 120 pays « au service des pauvres, des malades, des réfugiés et de ceux qui sont aux marges de la société », des personnes âgées, des personnes handicapées, des enfants, des réfugiés, des sans-abri, des malades en phase terminale, des lépreux, des drogués.
ROME, Vendredi 8 février 2008 (ZENIT.org) -" Le Grand Maître de l’Ordre souverain miliaire de Malte, Fra’ - Frère - Andrew Bertie s’est éteint dans la nuit de jeudi à vendredi, à Rome, à l’âge de 78 ans :
Fra’ Andrew Willoughby Ninian Bertie était né en 1929 à Londres. Il était entré dans l’Ordre de Malte en 1956. Il y prononça ses vœux en 1981. Il a été le premier citoyen britannique à être élu - et toujours à vie - à la tête de l’Ordre qu’il guidait depuis 1988, en tant que 78e Grand maître".
Anita S. Bourdin
Pour en savoir plus :
sur l’ Ordre de St Lazare
sur l’Ordre régulier de Saint Jean de Terre Sainte
Spiritualité des Chevaliers Hospitaliers pour tous par Jacques-Youenn de Quelen Prieur honoraire Ordre régulier de Saint Jean de Terre Sainte
9€ chez l’auteur 234 rue du Faubourg Saint Honoré 75008 PARIS courriel : quelen@quelen.fr site perso : www.quelen.fr
Philippe Auguste 1165- 1223 Jean Flori Tallandier Historia 2002
Chevalerie et Tradition Dom Emmanuel Diacre Guy Trédaniel Éditeur 1999
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