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Artisanat hier et aujourd’hui Au Moyen-Age si les jongleurs et troubadours avaient leurs places. Les métiers, les corporations faisaient encore d’avantage corps avec la vie de la cité. Cette époque nous a donné et laissé tant et tant de témoignages de la compétence, et de la qualité du savoir faire des hommes de l’Art ! Qui peut se prétendre insensible devant ces églises ou cathèdrales, ces maisons et logis où la pierre et le bois, voir le verre furent si magnifiés. C’était l’exterieur, mais l’intérieur ?...Qui n’a pas admiré ces meubles, ces tapisseries, ces broderies, ces joyaux d’or et d’argent, de bronze et d’étain. Tous les métiers travaillaient avec Amour, Compétence et Responsabilité. Certes le monde moderne a perdu dans beaucoup de cas la Foi qui animait l’artisanat médiéval, mais tous s’inscrivent dans les plus anciennes et les plus universelles traditions, selon lesquelles le travail manuel,qui permet à l’homme d’assurer sa subsistance, lui permet aussi d’atteindre son véritable équilibre mental et spirituel. Un rayon de lumière suffira un jour à beaucoup pour reconnaitre celui qu’ils auront longtemps cherché. Prière de l’Artisan Apprends moi Seigneur, à bien user du temps que tu me donnes pour travailler & à bien l’employer sans rien en perdre. Apprends moi à tirer profit des erreurs passées sans tomber dans le scrupule qui ronge. Apprends moi à prévoir le plan sans me tourmenter, à imaginer l’œuvre sans me désoler si elle jaillit autrement. Apprends moi à unir la hâte & la lenteur, la sérénité & la ferveur, le zèle & la paix. Aide, Aide moi au cœur du labeur à tenir serré le fil de l’attention. Et surtout comble Toi même les vides de mon œuvre : Seigneur,dans tout labeur de mes mains laisse une grâce de Toi pour parler aux autres & un défaut de moi pour me parler à moi même. Garde en moi l’espérance de la perfection, sans quoi je perdrais cœur. Garde moi dans l’impuissance de la perfection, sans quoi je me perdrais d’orgueil. Purifie mon regard : quand je fais le mal, il n’est pas sûr que ce soit le mal & quand je fais bien, il n’est pas sûr que ce soit bien. Seigneur, ne me laisse jamais oublier que tout savoir est vain sauf là où il y a amour. Et que tout amour est creux qui ne me lie à moi même & aux autres & à Toi. Seigneur, enseigne moi à prier avec mes mains, mes bras & toutes mes forces. Rappelle moi que l’ouvrage de ma main t’appartient & qu’il m’appartient de te le rendre en le donnant. Que si je fais par goût du profit, comme un fruit oublié je pourrirai à l’automne. Que si je fais pour plaire aux autres, comme la fleur de l’herbe je fanerai au soir. Mais si je fais pour l’amour du bien, je demeurerai dans le bien. Et le temps de faire bien & à ta gloire, c’est tout de suite. | ||||