Au cours du XVe siècle, le jeu de Tarot était connu comme "Ludus Triomphorum".
Au Moyen Âge et jusqu’au XVI° siècle les Tarots étaient un grand jeu de mémoire qui renfermait les merveilles du monde visibles et invisibles et qui fournissait aux joueurs des instructions d’ordre tant physique, que moral et mystique.
En effet, * la série des vertus (Force, Prudence, Justice et Tempérance) renvoie à d’importants préceptes éthiques ; * la série des conditions humaines (Empereur, Impératrice, Pape, Fou et Bateleur) renvoie à la hiérarchie à laquelle l’homme est subordonné ; * et la série des planètes (Étoile, Lune et Soleil) fait quant à elle allusion aux forces célestes qui commandent les Hommes et au-dessus desquelles règne l’univers du divin.
C’était un jeu de hasard, dès le XVIe siècle, l’intervention répressive de l’Église se fit sentir. Le jugement de l’Église n’empêcha pas la diffusion des Tarots mais à peine un siècle après leur création, la signification chrétienne d’Escalier Mystique sur laquelle était structuré l’ordre des Tarots avait été oubliée. La place fut prise par les occultistes - devins - franc-maçon... pour des interprétations ésotériques....
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Un peu d’histoire.
La légende de la Papesse (Arcane majeur II)
La légende de la papesse Jeanne est peut-être née du long scandale de l’influence de Théodora et de ses deux filles. C’est surtout Marozie qui a fait parler d’elle et dès son jeune âge. Certains documents lui attribuent une liaison avec Serge III et à ce pape la paternité du fils qu’elle eut hors mariage et qui fut le pape Jean XI.
Sa sœur Théodora II, fut la mère du pape Jean XIII (965-972).
Au Xe siècle on a même dit quelque temps : « Nous avons des femmes pour pontifes ».
On appelle l’ère de plomb la période pontificale de 896 à 1057. Pendant cette période le pape fut simplement désigné par une autorité extérieure à l’Église, c’est-à-dire par la puissante famille des Théophylacte ou par l’empereur.
« Dans l’histoire du Saint-Siège, on parle de "Pornocratie" période allant de 904 à 932, pendant laquelle Marosie (Marouzie) imposa sur le trône pontifical ses amants ou protégés Serge III, Anastase III, Landon, Jean X, Léon VI, Étienne VII, et enfin son propre fils, Jean XI » (Dictionnaire encyclopédique d’histoire, page 4447, Michel Mourre, Larousse-Bordas 1996).
(Et même de 904 à 964 avec 12 Papes avec de brèves interruptions et enfin LA REFORME GRÉGORIENNE : LÉON IX qui permit le redressement)
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